A travers le pare-brise
Il était tard. J’avais calculé : pas moins de 3 lignes de métro à emprunter…
Alors, dis-moi, où est-ce que je peux te déposer ? A ce chauffeur-là, je pardonnai déjà le satané sapin, odorifère à en gerber. Tout naturellement, lui et moi, on a très vite joué à comparer. Mon terrain de jeux métropolitain versus son taxi parisien. J’ai évoqué ces choses du quotidien que l’on ne voit bien qu’avec l’oeil scrutateur du klepto-voyageur. Il m’a parlé de cette cette femme peintre qui avait comparé son pare-brise au cadre d’un tableau. Depuis, il dit Quand je m’ennuie, je regarde les gens. Tu vois, ils entrent et sortent de la toile.
A la Concorde, il réfléchi et, les yeux dans le rétro, me confie Toi, tu aimerais mon métier… Impossible car sans permis, pas de klepto-chauffeur de taxi !
J’ai remercié pour l’agréable traversée, il a dit Plaisir partagé… En refermant la portière, je savais que j’aurais envie de raconter. J’agrandis donc mon terrain de chasse et m’engage à croquer sauce dérobée, ces ambiances de taxi collectionnées…

Puisque c’est un engagement, j’attends les prochaines notes. d:-)